Une fenêtre sur le ciel

Un poème en l’honneur du petit Garrett qui vivait à la maison Claire de lune écrit par Réal Brunelle, membre du C.A. de l’organisme.

Il a 10 ans d’âge, 4 ans de corps.
Des yeux de fin du monde,
un petit corps décharné,
percé d’un grand trou de gavage.
Ses bras vont et viennent au rythme de sa tête.

Il est comme une fleur qui flotte au vent.
Ses membres sont comme deux astres qui gravitent
autour de deux immenses soleils bleus, cristallins.

Des yeux qui sont des fenêtres
sur l’immensité d’un univers inconnu
où vivent souffrance, tendresse,
angoisse, besoin vital d’amour,
dépendance totale, abandon, paix, simplicité.

Une fenêtre sur le ciel.

On peut penser qu’il est presque normal
que ces yeux perçoivent notre monde
dans un brouillard perpétuel.

Il y a tellement de distance
entre ce petit cœur
et l’espace où il est – mis à part ses parents
qui en possèdent la clé, l’amour total.

Pour ceux qui, vêtus de cet amour total,
osent toucher, effleurer ces lointains espaces
où il vit seul, le vrai Garrett,
ils en sortent différents et grandis pour toujours.

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