Un festival du film religieux et humaniste à Saint-Séverin

Sise au sommet des Appalaches, la municipalité de Saint-Séverin, où le vent souffle de façon constante, a été balayée par un vent nouveau. Une première du genre au Québec.

Ces derniers temps, le village de Saint-Séverin, en Beauce, a attiré les regards de partout. Du 6 au 9 octobre dernier, lors de la fin de semaine de l’Action de grâce, y avait lieu la première édition du Festival du cinéma religieux et humaniste.

Comme l’affirme M. Rémi Nadeau, membre du comité de développement, « Saint-Séverin n’est pas au carrefour des idées neuves. Un comité de paroissiens a voulu apporter un vent neuf. Au départ de toute cette affaire, nous voulions d’abord rendre nos célébrations dominicales plus vivantes, et surtout permettre aux gens de réfléchir, de se poser des questions sur le sens de la vie. Nous avons déjà tenté l’expérience en organisant de petits groupes de discussion, mais les gens s’en désintéressaient. Saint-Séverin, c’est un patelin où il est difficile de faire des changements. La résistance est grande. Pourquoi alors ne pas organiser des rencontres autour du cinéma? C’est l’idée qui nous a guidés. »

Quelque 18 films documentaires, abordant la question religieuse (au sens large) et traitant des valeurs qui touchent les hommes et les femmes d’aujourd’hui, ont été présentés au cours de cette première édition. Les représentations, qui ont eu lieu dans l’église même de Saint-Séverin, ont attiré plus de 725 spectateurs, venus du village mais surtout d’ailleurs. La présence de plusieurs réalisateurs de ces films ont pu permettre des échanges intéressants après les représentations. Parmi les films présentés : L’Amour en pen, de Manon Barbeau (2004), dans lequel des détenus s’entretiennent sur l’amour, et Ça parle au diable, de Rénald Bellemare (1978) à propos des légendes du diable racontées en Beauce. « Le festival s’adresse à un public qui a le goût de réfléchir. Et nous préparons déjà la seconde édition », conclut M. Nadeau. Rendez-vous à toutes et à tous l’an prochain.

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