Pour aller plus loin ou pour satisfaire votre curiosité

Des activités diverses et des ressources pertinentes.

[ Lire ]

Des eunuques pour le Royaume des cieux
L’Église catholique et la sexualité d’Uta Ranke-Heinemann

Vous voulez comprendre d’où vient ce mépris du plaisir, de la sexualité et de la femme dans l’Église catholique, jusqu’à aujourd’hui. Alors il vous faut remonter aux origines de l’Église et retracer cette histoire. Tâche impossible? C’est le tour de force qu’a réussi Uta Ranke-Heinemann, théologienne allemande, dans une œuvre très documentée et très bousculante. Voir la réalité des faits historiques en face est toujours difficile, mais libérant. Faut lire ses citations pour le croire. Elle retrace les influences originelles du stoïcisme et de la gnose et celle de saint Augustin qui est déterminante à propos de ces questions. D’autres grands noms, comme Thomas d’Aquin, Albert le Grand et Alphonse de Liguori, n’ont fait que suivre la tendance.

En voici quelques exemples, dont cette citation de Thomas d’Aquin : « L’homme en revanche a une « raison plus parfaite » et une « vertu plus solide » que la femme. À la suite de son « défaut de raison » [à elle] comparable à celui que l’on rencontre également chez les enfants et les malades mentaux. » (p. 214) Aussi, des conceptions basées sur celles d’Aristote qui disait : « La femme ne doit son existence qu’à une erreur, un dérapage dans le processus de création humaine; elle est un « homme raté », elle a un « défaut de fabrication ». » (p. 211) Selon la tradition, le mariage était un remède pour les hommes incontinents et la femme, l’infirmière de ces messieurs. Cette femme audacieuse, docteure en théologie (1954), est une amie d’étude du Pape actuel, avec qui elle correspond toujours. Voir sur Internet pour plus d’informations sur elle.
Robert Laffont, Paris, 1988. 408 p.

Marie de l’Incarnation Femme d’affaires, mystique et mère de la Nouvelle-France
de Françoise Deroy-Pineau

La Bibliothèque Québécoise a le plaisir d’annoncer la parution de ce livre plusieurs fois salué par la critique lors de sa première parution en 1989 (Robert Laffont) et désormais épuisé dans toutes ses éditions originales. À l’occasion du 400e anniversaire de la fondation de Québec, BQ a choisi de faire entrer auprès des autres succès de la série historique de son catalogue, le magnifique travail de recherche et de narration de la journaliste et sociologue Françoise Deroy-Pineau. Le livre Marie de l’Incarnation trouve ainsi sa place auprès d’un très large public, incluant les jeunes des cégeps et du secondaire. « Ce livre, qu’on dévore comme un roman d’aventures, nous révèle un personnage fort différent de l’héroïne poussiéreuse des manuels scolaires et de la sainte compassée de la littérature religieuse. » Nicole Laurin (UdM), Le Devoir.
BQ, Montréal, réédité en 2008.

Mots clés :
, , , ,