Paroles d’aînés, paroles de résurrection

« Soyons optimistes! Je sais que la lumière est plus forte que la ténèbre », raconte le père Benoît Lacroix, 91 ans et encore bien portant, à ses dires. Paroles de sages à l’aube d’une ère nouvelle.

Comment je vois ma résurrection? Soyons optimistes! Je sais que la lumière est plus forte que la ténèbre. La lumière, première créature, première à recevoir Lacroix décédé! Je sais avec les Grecs que l’âme, divin esprit, est immortelle. Et ensuite, en tant que chrétien, à cause du Christ, je crois que mon corps reviendra « illuminé », pacifié, aérien, léger, glorifié. Amen!

Signé Benoît Lacroix, o, p.
91 ans et encore bien portant!

La vision du Christ ressuscité au pharisien Saul, sur le chemin de Damas, a transformé radicalement ce zélé persécuteur en cet ardent apôtre Paul qui a entièrement mis ses talents et son génie au service du Royaume de Dieu inauguré par Jésus de Nazareth. Le jour où j’ai été touché par ce mystère insondable de la RÉSURRECTION, ma vie a trouvé son sens profond et son orientation éternelle. Je crois fermement que Jésus Christ, dans son Amour infini, veut partager avec moi sa propre résurrection.

Irénée Beaubien, j.s., 91 ans
Fondateur du Centre canadien d’œcuménisme et de Sentiers de foi

Quoi de changé, si ce n’est l’escalade dans l’horreur et les turpitudes. […] Peut-on guérir notre « Planète affolée » de la cécité des hommes, si ce n’est par une prise de conscience des causes et de la nécessité de retrouver par la créativité la liberté fondamentale qui unit en toute fraternité. Illusions de jeunesse, utopies de vieillesses. Quel est le chemin? « Il y a un but, mais pas de chemin », nous dit la sagesse orientale. L’aventure toujours, à traquer, à scruter l’inconnu, et au bout, la lumière. Et je pense à cette phrase prononcée par le poète Stanley Koneitz sur la tombe de ce peintre que j’aime tant, Marc Rothko, mort en 1970 : « Toute la corruption du monde ne peut ternir l’éclat de ses précieuses couleurs. » Plus que de couleur, je dirais, il s’agit bien ici de lumière, de cette lumière ineffable qui nous entraîne aux confins de la contemplation, et qu’aucune force destructrice ne saurait obscurcir. L’œuvre d’art, un hymne à la vie.

Fernand Leduc, 90 ans
Prix du Gouverneur général pour les arts visuels, 2007
Extrait d’un texte paru dans Le Devoir du 27 mars 2007.

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