Nos vies débobinées…

Comme dans un film?

Un homme dans sa chambre
Rumine sa haine. Noirceur.

Crash
Vies explosives
Scènes de sang
Armes brandies
Élans de mépris
Regards accusateurs
Couleurs de fiction
Plus réelles et douloureuses que le cinéma.
Qu’arrive-t-il du film de nos vies?
De la réalité de nos peurs?

Seul, il astique ses armes
Et les charge. Stupeur.

Munich
Liste de Schindler
À répétition?
Chapelet d’horreurs?
Seigneurs de guerre
Bowling for Columbine
Panoramas de haine?
Comme dans un film…
Y a-t-il plus que nos mots destructeurs?
Que nos plaisirs spectateurs?

Il crache toute sa souffrance
Sur d’innocentes âmes. Terreur.

Fragiles comme une pellicule
À l’est d’Éden
Loin du paradis
Vies de lumière ternies?
Ou plongeon dans l’espoir
Regards en technicolor
Le temps qui reste…
Beautés désespérées des hommes
Et chocolat amer de nos défaites
Les larmes du soleil…

La fin d’un film.
D’une vie sans lumière. Horreur.

Transparentes comme la pellicule
nos vies ont besoin d’éclaircies.
Le ruban des jours s’éteint
s’il ne laisse filtrer la lumière.
La vie est belle.
Assoiffé de compassion,
le projecteur de l’espoir
le faisceau guérisseur d’un autre regard
illumine nos quêtes errances…
Sinon, on se fait du cinéma!


Lucie Brousseau

Ghislain Bédard
Septembre 2006

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