Mission collective : bâtir un Québec sans pauvreté

Oui, il y a encore beaucoup trop de pauvreté au Québec malgré l’enrichissement collectif… Même avec l’augmentation récente du salaire minimum (de 0,50 $), portant ce dernier à 8,50 $ l’heure, il est impossible de vivre décemment avec une famille de 2 ou 3 enfants, surtout pour les familles monoparentales, à cause du coût des loyers, des frais de scolarité, du coût de l’essence, etc. Sans parler d’un manque dramatique de logements sociaux et de logements salubres à prix abordable. Les femmes sont encore les plus touchées par les faibles revenus. Comment vivre avec 650 $ par mois sur la sécurité du revenu quand le loyer en coûte 450 $. Le seuil de faible revenu pour une personne seule est de 21 202 $ par année… Pourtant, le Collectif pour un Québec sans pauvreté, fondé en 1998, avait fait adopter une loi anti-pauvreté à l’unanimité à l’Assemblée nationale en 2002. Des mesures concrètes devaient suivre. Mais il y a loin de l’Assemblée nationale aux chaumières des Québécois et Québécoises.

Alors, le Collectif pour un Québec sans pauvreté qui regroupe « 32 organisations québécoises, populaires, communautaires, syndicales, religieuses, féministes, étudiantes, coopératives » repart en campagne avec une pétition sous forme de carte postale pour faire bouger le gouvernement. Action qui durera toute l’année. L’appel se fait comme suit : « Nous demandons à l’Assemblée nationale, pour mettre en œuvre l’esprit de la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale, de veiller à ce que le gouvernement prenne les mesures nécessaires pour :

  • Que toutes les citoyennes et tous les citoyens aient accès, sans discrimination, à des services publics universels de qualité;
  • Que le salaire minimum soit fixé à 10,16 $ l’heure (2007) et révisé annuellement afin qu’une personne seule travaillant 40 heures par semaine sorte de la pauvreté. (Note : en Ontario, le salaire minimum est à 10,00 $ l’heure.)
  • Que les protections publiques soient haussées et ajustées annuellement pour assurer à toute personne un revenu au moins égal à la mesure du panier de consommation, soit 13 267 $ par an (2007), afin de préserver sa santé et sa dignité. »

Au-delà du dépannage et des paniers de Noël nécessaires, il faut aller aux causes de l’appauvrissement et toucher les règles du jeu. « Cette pétition, j’en parle, je la fais signer! » Mêlons-nous-en!

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