L’émergence d’un monde différent

Depuis plus de 20 ans, la Fondation Béati favorise l’émergence d’une parole libératrice et le renouvellement des pratiques sociales.

Depuis près de 20 ans, la Fondation Beati contribue à l’émergence d’un monde différent et plus juste. Croyant à un Évangile qui s’inscrit dans l’histoire, elle se fait solidaire des personnes appauvries et exclues en se faisant complice du travail des groupes et des mouvements sociaux et chrétiens préoccupés de répondre de façon originale et audacieuse aux enjeux sociaux et pastoraux de leur milieu. Bâtir ensemble un monde différent et plus juste devient le leitmotiv de ceux et celles qui y travaillent.

Mise sur pied grâce à la grande générosité d’une femme qui a décidé de consacrer son argent au bénéfice des plus mal pris de la société, la Fondation veut, par l’action des groupes du milieu, promouvoir une transformation sociale et ecclésiale dans la société québécoise. Cette citoyenne et chrétienne a pris on ne peut plus au sérieux les appels de Vatican II qui nous incitent à être dans le monde et pour le monde signes de salut. Chrétiens et chrétiennes ne doivent-ils pas travailler là où surgissent des besoins de justice, de paix, de développement et de libération?

La constitution pastorale Gaudium et Spes affirmait que « les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur. […] La communauté des chrétiens se reconnaît réellement et intimement solidaire du genre humain et de son histoire1. »

Et quelques années plus tard, le synode sur la Justice dans le monde rappelait également que « le combat pour la justice et la participation à la transformation du monde nous apparaissent pleinement comme dimension constitutive de la prédication de l’Évangile qui est la mission de l’Église pour la rédemption de l’humanité et sa libération de toute situation oppressive2. »

Selon le théologien Jacques Racine, « vivre au cœur du monde, ne signifie pas accepter les conditions de ce monde qui appauvrit ou exclut des populations ou des individus. Vivre au cœur du monde, c’est le transformer, c’est tenter peu à peu d’en faire une ébauche du Royaume, de solidarité, de justice, de liberté et de paix3. »

La Fondation Béati répond à sa mission en travaillant avec ceux et celles qui se démènent pour donner accès à une parole libératrice, ceux et celles qui travaillent au cœur même de la culture des femmes et des hommes d’aujourd’hui et dont l’action est centrée sur la défense des droits des plus démunis. Préoccupée par l’appauvrissement, elle ne craint donc pas de risquer avec ceux et celles qui, sur le terrain, soutiennent des projets novateurs et audacieux, axés sur le développement et la prise en charge. Qu’ils soient fragiles ou qu’ils soient solidement ancrés, la Fondation accompagne et supporte financièrement des projets qui favorisent le renouvellement des pratiques sociales et pastorales. Elle apporte un soutien à l’action communautaire dans les milieux capables de rendre les personnes auteures et responsables de leurs actions. Elle encourage des projets qui se développent dans une démarche d’évolution et de transformation.

Grâce à l’aide financière de Béati, des personnes isolées par la maladie ou par le deuil, des femmes autochtones victimes d’exclusion, des mères célibataires et des familles en difficulté, des personnes victimes de violence et d’isolement se regroupent et trouvent ensemble un dénouement heureux à leurs problèmes. À sa façon, Béati leur permet de demeurer debout et combatives.

C’est aussi par le biais de Béati que des jeunes et des moins jeunes trouvent par le biais des arts, du théâtre, de la peinture et de la musique des moyens originaux de libération. Par la créativité, ils rejoignent les préoccupations de nombreuses personnes et permettent des espaces d’expression qui libèrent la parole et invitent à l’action.

Plaçant la personne humaine, sa dignité et son développement au cœur même de ses préoccupations et considérant le monde et nos sociétés comme des projets à construire ensemble, la Fondation Béati soutient des regroupements de solidarité économique et sociale, des regroupements d’entraide et de prise en charge. Elle est présente là où les militants et militantes cherchent par leur action communautaire à mettre en place des solutions innovantes et adaptées aux problèmes des personnes avec qui ils travaillent.

Béati croit que l’égalité entre les hommes et les femmes doit être une préoccupation constante et colorer nos rapports humains et nos modes d’organisation. Béati se fait complice de groupes capables de dépasser les barrières sociales et culturelles et dont l’action est de promouvoir les valeurs de justice, de partenariat et de liberté dans l’Église et la société.

Ce qui devient potentiel de transformation trouve un intérêt certain chez les responsables de Béati qu’il s’agisse de parlement de la rue, de communications, de documents pédagogiques, de rencontres avec des décideurs de la société ou d’autres démarches. Est tout autant favorablement accueilli et encouragé ce qui permet aux personnes aliénées par des situations de vie difficile de prendre le contrôle sur leur vie.

Innovation, rigueur, analyse, accompagnement, flexibilité, créativité, partenariat, transparence, autonomie, prise en charge, développement sont les mots qui décrivent bien les attitudes qui déterminent le caractère de la Fondation Béati, et qui traduisent l’approche privilégiée et l’esprit de Béati inspirant son action quotidienne et ses rapports aux groupes.

La Fondation Béati entend être au Québec :

Un partenaire actif et engagé…
auprès des organisations communautaires engagées pour la justice; qui croit qu’un autre monde est possible.

Un partenaire actif et engagé…
auprès des organisations chrétiennes (ecclésiales ou autonomes) qui cherchent, en lien avec les enjeux contemporains, des voies nouvelles pour vivre et faire vivre le projet de libération annoncé par l’Évangile.

Un témoin…
d’une foi qui s’engage, qui prend parti. La Fondation croit au caractère subversif et vivifiant de l’Évangile et veut en être un témoin à la fois humble et signifiant.

1. Gaudium et Spes (L’Église dans le monde de ce temps), 1965, no 1.

2. Synode sur la Justice dans le monde, 1971, no 7.

3. Racine, Jacques, Justice sociale et construction du monde L’horizon de Vatican II, Québec, U. Laval, 13 mars 2009.

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