« Le jeune travailleur vaut plus que tout l’or du monde »

Ce leitmotiv de Joseph Cardjin est prophétique. Mgr Fournier le rappelle dans sa lettre d’appui à la campagne de financement de la Fondation de la JOC.

« Ce qui manque beaucoup dans l’évangélisation actuelle, c’est la pédagogie. » C’est ainsi que m’interpellait récemment un professeur à la retraite de l’Université du Québec à Rimouski. De 1975 à 1983, j’ai eu le privilège d’être aumônier diocésain de la JOC à Québec et celle-ci a été pour moi une solide école de formation grâce à sa pédagogie qui comprend : une analyse de la société proche de la « Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres »; la confiance entière en la jeunesse ouvrière inspirée par ce leitmotiv de son fondateur Cardjin : « Le jeune travailleur vaut plus que tout l’or du monde »; une formation par des actions audacieuses dans les rues, au Parlement, dans les divers milieux.

« Le jeune travailleur vaut plus que tout l’or du monde. »
– Joseph Léon Cardjin

Sans la JOC, il n’y aurait pas eu, à la paroisse Saint-Roch de Québec, la création d’un comité de pastorale sociale et ouvrière qui a posé plusieurs gestes publics pour la promotion de la qualité de vie du milieu. L’option préférentielle pour les pauvres s’est incrustée dans le disque dur de ma conscience comme une petite voie permanente de « correction fraternelle » qui me poursuit dans mes différents engagements. Petite voie dérangeante, mais stimulante. La JOC persiste et signe.

Certains chrétiens et chrétiennes éprouvent l’envie de baisser les bras dès lors qu’ils se retrouvent en petit nombre. « Qu’est-ce que ça donne? », disent-ils. La JOC, depuis quelques décennies au Québec, témoigne plus comme signe que comme nombre. Déjà dans les années 1970, on comparaît la JOC à du chiendent, une mauvaise herbe qui ne veut pas mourir. Là s’arrête la comparaison. La JOC est une bonne pousse nourrie dans ses racines par la performance de la Parole de Dieu, dans sa sève par le vécu des jeunes et dans son feuillage par une heureuse variété d’actions de sensibilisation et de libération. Ces actions mettent tantôt l’accent sur la fraternité (événements festifs ou de loisirs) pour créer un sentiment d’appartenance, tantôt sur la solidarité (activités éducatives, ateliers, révisions de vie, implications sociales) pour grandir dans un monde de dignité, d’amour et de justice.

La JOC compte sur nous.

Pierre-André Fournier
Archevêque de Rimouski

Extrait de sa lettre d’appui à la campagne de financement de la Fondation de la JOC.

Coordonnées

  • Fondation de la JOC
  • 3119, rue Monsabré,
  • Montréal, Québec
  • H1N 2L3
  • 514 255-3319
  • http://fondation-joc.org

    Campagne de financement « La formation par l’action de la jeunesse travailleuse » : les dons à la Fondation de la JOC doivent être envoyés au bureau national.

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