La résilience et Hildegarde de Bingen

Voici deux textes importants pour André Belzile. Le passage final de sa thèse qui manifeste la vie précieuse dont nous sommes dépositaires et transmetteurs et quelques paroles signifiantes de la chanson de Claire Pelletier.

La résilience

En définitive, pour qui veut comprendre de quoi l’humain est fait, autant l’expérience extrême renvoie à un potentiel insoupçonné de destruction, autant cela renvoie à des ressources infinies de vie. Un compagnonnage estimable s’avère comme un hommage soucieux envers le résilient qui nous clame sa demande: « Aidez-moi à rester vivant! » C’est à l’image de ce compagnonnage que s’est présenté Dieu dans la vie du résilient :

« Seulement là où on voit Dieu commence véritablement la vie. Seulement lorsque nous rencontrons dans le Christ le Dieu vivant, nous connaissons ce qu’est la vie. Nous ne sommes pas le produit accidentel et dépourvu de sens de l’évolution. Chacun de nous est le fruit d’une pensée de Dieu. Chacun de nous est voulu, chacun est aimé, chacun est nécessaire. Il n’y a rien de plus beau que d’être rejoints, surpris par l’Évangile, par le Christ. Il n’y a rien de plus beau que de Le connaître et de communiquer aux autres l’amitié avec Lui. La tâche du pasteur, du pêcheur d’hommes, peut souvent apparaître pénible. Mais elle est belle et grande, parce qu’en définitive elle est un service rendu à la joie, à la joie de Dieu qui veut faire Son entrée dans le monde. » (Benoit XVI, homélie du 24 avril 2005)

Conclusion de la thèse doctorale d’André Belzile intitulée L’apport de l’expérience religieuse à la résilience, chez la personne ayant été abusée dans son enfance, 2008.

 

Hildegarde de Bingen

Chanson de Claire Pelletier
Paroles : Marc Chabot

Elle savait la langue de Dieu
Que la musique monte vers les cieux
Elle connaissait toutes les plantes
L’odeur des fleurs, de la lavande

La volonté, l’intelligence
Misérable vase d’argile
La science est un savoir fragile
Qui ne peut vivre sans nos sens

Le corps est l’atelier de l’âme
Où l’esprit vient faire ses gammes
Le corps est l’atelier de l’âme
Où l’esprit vient faire ses gammes
Hildegarde

Elle savait le secret des fleuves
Et que chaque jour est une épreuve
Que du Danube ou de la Meuse
Viennent des vagues bienheureuses

Et pour calmer les grandes colères
Celles qui nous enchaînent à la terre
Tracer l’idée d’une chose belle
Donne à nos corps quelques bouts d’ailes

Le corps est l’atelier de l’âme
Où l’esprit vient faire ses gammes
Le corps est l’atelier de l’âme
Où l’esprit vient faire ses gammes
Hildegarde

Elle savait vivre près du mystère
Cette île au bout de notre terre
Son âme se métamorphose
En mille pétales de rose

Le corps est l’atelier de l’âme
Où l’esprit vient faire ses gammes
Le corps est l’atelier de l’âme
Où l’esprit vient faire ses gammes
Hildegarde
Hildegarde
Hildegarde

Chanson tirée de l’album Galileo de Claire Pelletier, 2000

En gras : paroles qui touchent particulièrement André Belzile

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