Joyeux Noël, un film incroyable… et pourtant véridique!

« Si nous pouvions lire l’histoire secrète de nos ennemis, nous trouverions dans la vie de chaque homme un chagrin et une souffrance suffisants pour désarmer toute hostilité. » Henry Wadsworth Longfellow (1807-1882)

Cette citation magnifique apparaît en exergue sur le site du film Joyeux Noël. Avant les fêtes, j’avais été attiré par la bande-annonce de ce film qui disait présenter « une histoire vraie que l’Histoire a oubliée » s’étant déroulée lors de la Première Guerre mondiale, en décembre 1914.

« Ce soir-là, présente le synopsis du film, un événement considérable va bouleverser à jamais le destin de quatre personnages : un pasteur écossais, un lieutenant français, un ténor allemand et une soprano danoise, “star” de l’époque qui, à la faveur de la nuit de Noël 1914, vont se retrouver au cœur d’une fraternisation sans précédent entre les soldats allemands, français et britanniques. Ils laisseront le fusil dans la tranchée pour aller voir celui d’en face, lui serrer la main, échanger avec lui une cigarette et du chocolat, lui souhaiter “Joyeux Noël!”» Le lendemain, au retour des hostilités, une question surgit : comment tuer ceux avec qui on a fraternisé?

Après avoir découvert ce fait inusité qui l’a profondément remué et procédé à d’importantes recherches historiques, le réalisateur français Christian Carion a entrepris de créer ce film sur le courage de la fraternité. Inutile de dire qu’à l’époque, les autorités ont étouffé l’affaire et que ces soldats ont été considérés comme des lâches. En tournant ce film, il a voulu montrer que, malgré la guerre, l’ouverture aux autres est possible. « 90 % des cas de fraternisations ont eu lieu parce que les gens ont chanté, qu’ils se sont écoutés, répondus, applaudis », déclare-t-il.

Cette histoire nous apparaîtrait presque incroyable si elle n’avait été vraie. Pourtant, elle a eu lieu. Belle leçon d’histoire. C’est avec l’œil humide et brillant d’espoir que je suis sorti de ce film. Convaincu que l’humanité est capable du meilleur, que l’art peut ouvrir les cœurs. À voir sans faute. Que souhaiter de mieux, en cette année 2006, que ces moments de paix prolifèrent dans notre monde lacéré par les conflits.

Pour en savoir davantage sur le film et sur les faits historiques entourant ces épisodes de fraternisation pendant la Première Guerre mondiale, consultez : www.joyeuxnoel-lefilm.com.

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