Héritage cherche héritiers…

Le colloque annuel du CCCM se veut l’occasion de comprendre d’où vient le malaise à l’égard de l’héritage chrétien des Québécois et Québécoises.

De toute évidence, les Québécois et Québécoises ont un rapport trouble avec leur mémoire, qui plus est lorsqu’il est question de leur héritage religieux. Si le poids culturel du christianisme demeure incontestable, il est aussi lourd à porter pour plus d’un. Le christianisme d’ici serait-il un héritage sans héritiers? La question est posée par le Centre culturel chrétien de Montréal (CCCM) à l’occasion de son colloque annuel qui se tiendra le 10 mars prochain.

« Chez beaucoup de Québécoises et de Québécois qui ont vécu la Révolution tranquille ou qui en ont entendu parler, écrit-on dans le programme du colloque, il subsiste un profond ressentiment contre la religion et plus particulièrement contre le christianisme. Parmi les plus jeunes, c’est l’indifférence qui l’emporte. Quant aux chrétiens désirant demeurer en lien avec leur héritage croyant, ils sont souvent timides et mal à l’aise au moment d’exprimer leur foi. » Michel Venne (Institut du Nouveau Monde), Lise Baroni (théologie, Université de Montréal), Guy Laperrière (histoire, Université de Sherbrooke), Alain Crevier (Radio-Canada), Jacques Beauchemin (sociologie, UQAM), Suzanne Loiselle (Entraide missionnaire) ont été invités pour explorer « quatre pistes d’explication » : rapport entre modernité et religion, histoire, institution ecclésiale, rôle des médias.

« Né d’un souci d’intelligence de la situation présente du christianisme », le CCCM répond avec pertinence à son mandat d’être un lieu d’échange en proposant des conférences, des débats, des expériences artistiques de qualité sur des enjeux d’actualité, notamment la dissidence en Église (dont les textes des intervenants sont maintenant disponibles sur le site Web), les accommodements raisonnables, l’Église et la sexualité, et les structures hiérarchiques. Le centre est une initiative portée par les différentes instances des Dominicains du chemin de la Côte-Sainte-Catherine.

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