De l’indignation à l’espérance

Après une tournée nationale sur le sens de l’engagement social auprès de militants provenant d’horizons différents, le CPRF publiait le rapport De l’indignation à l’espérance. Quelques citations interpellantes...

Après une tournée nationale sur le sens de l’engagement social auprès de militants et de militantes provenant d’horizons tant chrétiens que laïques et engagés dans différents milieux et mouvances, le Carrefour de participation, ressourcement et formation publiait le rapport De l’indignation à l’espérance dont voici quelques citations :

« Je crois encore qu’on peut changer le monde. Il faut qu’il y ait encore un moyen de cultiver un jardin. Il y a de l’espoir. Tant que les petites choses sont possibles, des choses peuvent renaître. »
François, Montréal

« J’ai remis en question beaucoup de choses de la religion. J’ai appris qu’avant de croire ou de lire l’Évangile, il faut vivre et travailler. Maintenant que je lis l’Évangile, je vois toute sa portée et tout ce que ça signifie. Je découvre combien je participe à ça, combien, là, ça donne un sens à ce que je vis et à ce que l’on vit, comme société ou comme groupe, parce qu’on est dans la même maudite affaire que les prophètes et les apôtres. »
Jacques, Montréal

« C’est riche ce qu’on vit actuellement au Québec au niveau des rituels. Avant, tout était pareil, et que tu sois bien ou pas avec la religion, il fallait y aller, sinon c’était l’enfer. Aujourd’hui, les gens ont pris une liberté. Ça a vidé les églises, et je ne suis pas sûre qu’il faut qu’elles se remplissent. C’est une belle richesse, ce vide-là, parce que ça laisse de l’espace pour créer et se poser des questions. »
Adèle, Québec

« Ce qui me sauve, c’est de parler de mes faiblesses, ça m’aide à me tenir debout. Ce n’est pas Dieu. C’est chaque personne et son expérience. »
Gisèle, Rimouski

« Le moteur pour moi, ça continue d’être les personnes qui vivent dans la pauvreté, dans la violence, qui ont vécu de multiples oppressions, qui ont des visages, qui ont des noms pour moi, qui sont mes amies.Et aussi des personnes qui n’ont pas nécessairement toujours des noms. Des hommes, des femmes, des enfants… »
Chantal, Saint-Hyacinthe

Rapport de la tournée nationale sur le sens de l’engagement social du CPRF De l’indignation à l’espérance, le sens de l’engagement social chez les 20-45 ans, CPMO, 2002, 146 p. Disponible au CPRF.

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